Quelques vers...

Quelques vers...
"IF"
Rudyard Kipling

If you can keep your head when all about you
Are losing theirs and blaming it on you,
If you can trust yourself when all men doubt you,
But make allowance for their doubting too;
If you can wait and not be tired by waiting,
Or being lied about, don't deal in lies,
Or being hated, don't give way to hating,
And yet don't look too good, nor talk too wise:

If you can dream-and not make dreams your master;
If you can think-and not make thoughts your aim;
If you can meet with Triumph and Disaster
And treat those two imposters just the same;
If you can bear to hear the truth you've spoken
Twisted by knaves to make a trap for fools,
Or watch the things you gave your life to, broken,
And stoop and build 'em up with worn-out tools:

If you can make one heap of all your winnings
And risk it on one turn of pitch-and-toss,
And lose, and start again at your beginnings
And never breathe a word about your loss;
If you can force your heart and nerve and sinew
To serve your turn long after they are gone,
And so hold on when there is nothing in you
Except the Will which says to them: "Hold on!"

If you can talk with crowds and keep your virtue,
Or walk with Kings-nor lose the common touch,
If neither foes nor loving friends can hurt you,
If all men count with you, but none too much;
If you can fill the unforgiving minute
With sixty seconds' worth of distance run,
Yours is the Earth and everything that's in it,
And-which is more-you'll be a Man, my son!

# Posté le jeudi 22 juin 2006 10:28

Modifié le jeudi 22 juin 2006 15:28

Celui là non plus ne valait pas une casquette...

Puisque Nobiwan a mis le sien, y'a pas de raison que je ne partage pas mon talent (hum) ...

Le marchand de rêves

La foule, le bruit, la tension, l'attente

Un bruit sourd, profond, rythme l'espace

Un monde limité aux bords du cadre

Et l'artiste seul décide de son dessin



Seul dans sa tête, un rien le désoriente

Les courbes, les traits, le tracé qui casse

C'est son c½ur qui le guide, le conduit

Sur cette route qui semble sans fin



La balle qui rebondit, lourde et rapide

C'est tout son univers qu'il tient dans sa main

Son art le plus grand est de savoir où il va

Il lance son monde vers le ciel...



Un instant, le temps se suspend

Puis reprend sa course, la descente

C'est à lui de choisir où il l'enverra

Et de lui dépendra le tracé de sa voie



Les couleurs qui l'assaillent, aveuglantes

Sur ce terrain bordé de vie, et d'amour

Car c'est cela que l'artiste crée, la passion

Dans un monde où seule compte la raison



Les mots hurlés dans l'air accueillant

Lui parviennent aux oreilles et au c½ur

Si une partie de lui est présente dans sa tête

Le reste est dans son ½uvre, dans son geste



Il soulève les âmes partout où il passe

Ephémère la vision, l'impression éternelle

Qui laisse dans nos yeux une empreinte profonde

Le silence se fait : le marchand de rêves entre en scène.

# Posté le jeudi 08 juin 2006 17:44

C'est ma vie, je n'y peux rien c'est elle qui m'a choisi...

C'est ma vie, je n'y peux rien c'est elle qui m'a choisi...
On se plaint sans cesse de sa vie, mais pourquoi ? C'est ma réflexion du jour. Que ce soit moi, ou dans mon entourage, il semble que personne ne soit jamais satisfait, on trouve toujours quelque chose à redire. Si on oublie le fait que les Français sont râleurs, je crois que c'est vraiment le mal du siècle l'insatisfaction. Un exemple. Je suis en ce moment plus ou moins en vacances, je n'ai aucune contrainte, que ce soit d'emploi du temps, financière... et je trouve toujours des moyens de me plaindre. Et chaque jour je me dis : mais pourquoi est-ce que tu n'es pas fichue d'apprécier ce qui t'es donné ?? Il y a toujours quelque chose qui cloche, une source de stress, un soucis, mais finalement, rien n'est inéluctable, pourquoi est-ce qu'on arrive pas à voir plus loin que ça ? Actuellement, je stresse pour mes résultats d'examens. Si je les rate, et après ? Certes, ça changera le peu de projets que j'ai pour l'année prochaine, ça me flanquera une baffe parce que je ne suis habituée à échouer, mais si on y réfléchit bien, il n'y a pas mort d'homme ! La vie continue, ce n'est qu'un contretemps fâcheux !

Bon bien sûr, si je les rate vraiment, j'aurai plus de mal à relativiser comme je le fais là, c'est évident. Mais après tout, je ne serai pas la première à foirer, et même si c'est pas agréable, on s'en remet.

Ce n'est qu'une preuve de plus qu'on se plaint vraiment pour rien. Après tout, on aurait pu naitre dans un pays du tiers monde, être gravement malade, je ne sais pas. La vie pourrait être bien pire en somme. Il faut se dire que si notre vie prenait un tour dramatique, on regretterait bien vite le temps où notre seul soucis était des résultats d'examens... Il faut vraiment que j'en fasse une philosophie de la vie ;)

Carpe Diem peut paraitre un peu "cliché" comme disent nos amis outre atlantique, mais finalement, j'aimerai profiter de ma vie à fond! Pas que j'ai l'impression de perdre mon temps en ce moment, loin de là, mais des fois je voudrai être vraiment actrice de mon destin, dépasser mes limites pour avancer, vivre mes rêves au lieu de rêver ma vie... Je pense que tout le monde pense ça, mais qui le fait finalement ? Certains accomplissent leurs rêves, c'est sûr, mais une fois que c'est fait, on fait quoi ? Ca doit être épanouissant c'est sûr, mais si on manque de rêves et qu'on les accomplît, c'est quoi le but de la vie ensuite ? Voir Venise et mourir ? Pas très réjouissant comme perspective :S

Tout ça pour dire que peut être que je cherche un peu d'action, que je voudrai avoir une vie un peu plus palpitante, mais je sais d'avance que je trouverai toujours des raisons de me plaindre ensuite... Un vrai cercle vicieux ;)

# Posté le mardi 06 juin 2006 15:24

Le goût amer de la défaite...

Le goût amer de la défaite...
Continuons sur notre lancée tennistique...

Hier a eu lieu à Roland Garros un affrontement choc, enfin du moins pour les Français, chauvins que nous sommes lol. Paul-Henri Mathieu vs. Rafael Nadal. Et comme c'était malheuresement un peu prévisible, c'est l'Espagnol qui l'a emporté. Mais après quel match ! Pas loin de 5h de bras de fer entre les deux joueurs, chacun rendant coup sur coup à son adversaire, recherchant la moindre faille pour percer le mur.

Non pas que je sois particulièrement fan d'un des deux joueurs, ce serait même plutôt le contraire en ce qui concerne Nadal, je dois dire que ce match était vraiment magnifique. Une telle volonté de vaincre, particulièrement du côté du Français qui a vraiment surpris tout le monde. On le savait fort, mais pas au point de tenir tête aussi longtemps au taureau majorquin.

Le comportement de PHM, "Paulo" comme il est surnommé, a vraiment été un exemple de combativité. Il affrontait le favori du tournoi, et plus d'un s'est déjà écroulé devant autant de pression. Il se donnait 10% de l'emporter, et avait juré de se jeter tête baissée dans ces 10%, et c'est ce qu'il a fait. Il a fait montre d'une telle hargne de vaincre qu'à défaut de conquérir le match, il a conquis le coeur du public, déchaîné du début à la fin du match. Un petit bémol en ce qui concerne le public qui a bien peu sportivement sifflé Rafael Nadal au moment de sa victoire. Il a gagné, il s'est battu, il s'est donné autant que PHM et n'a pas volé sa victoire. De même, les holas sont vraiment sympas entre les jeux ou les sets, mais quand le juge-arbitre demande le calme, il serait bien que le public se calme tout de suite et n'attende pas 5 rappels à l'ordre avant de s'asseoir. J'adore quand il y a de l'ambiance, mais ce serait dommage que les gradins de RG devienne un remake du stade de France pendant la coupe du monde.

Pour conclure, un dernier petit mot : bravo PHM, tu nous as vraiment fait rêver pendant 5h, merci pour ça.

# Posté le dimanche 04 juin 2006 06:11

Roger Federer, tout une histoire....

Roger Federer, tout une histoire....
Chose promise, chose dûe. J'avais dit que j'écrirai un article sur lui si il gagnait son match hier, il l'a fait, donc je le fais. Chacun sa mission hein lol.

Donc voilà. Comme je le disais dans l'article précédent, je suis donc une mordue de tennis, et encore mordue est assez faible comme mot. Mais cette passion va de pair avec l'admiration que j'ai pour ce joueur. Alors certains me diront que j'ai choisi la facilité, admirer le numéro 1 mondial du moment, c'est se préserver de certaines déception et s'assurer de le voir souvent. Et je leur répondrais ceci : Vous n'avez rien compris.

Il y a deux catégories de joueurs dans le tennis : ceux qui jouent pour gagner, et ceux qui jouent parce que c'est leur passion. Et RF est dans la deuxième catégorie. C'est ça que j'admire le plus chez lui. Cette flamme qui brille dans ses yeux dès qu'il a une raquette en main, cette passion qu'il met dans chaque match, cette façon qu'il a de ne pas sous-estimer un adversaire. Si il ne jouait que pour gagner, et il en a largement les capacités, il ne serait pas le même. On ressent chez lui ce besoin de toujours se dépasser, de donner le meilleur même quand le minimum suffirait. Du point de vue tennistique, les plus grands champions ne tarissent pas d'éloges sur lui, que ce soit Connors, Mac Enroe, Agassi ou Sampras. Il n'a certes pas encore atteint le record des 14 grands chelems de ce dernier, mais 36 titres à 24 ans, on peut estimer qu'il a déjà bien réussi sa carrière. Et comme le disait Bjorn Börg, le pire, c'est qu'il peut encore progresser.

Vous me direz, bon, okay, c'est un champion, mais il y en a d'autres, et dans d'autres sports. Il suffit de citer Miguel Indurain, Zinedine Zidane, Lance Armstrong, Mickael Jordan, Tiger Woods... bref la liste est longue. Mais ce que j'aime chez Roger Federer, peut être plus que son jeu, c'est l'être humain qu'il est. Malgré son statut de n°1, il a su garder une modestie, une simplicité, et même une timidité parfois qui sont vraiment touchantes. Il est l'image même du fair-play sur le court, même si quelques fois, un petit geste d'humeur trahira son désir de donner le meilleur, ce qui est somme toute normal dans le sport. Tous s'accordent à dire qu'il est un champion aussi bien sur le court qu'en dehors. Il s'implique dans des projets humanitaires tels que son association Imbewu en Afrique du Sud et il a récemment été élu Ambassadeur de l'Unicef. Encore une fois, certains diront qu'il fait ça pour l'apparence, mais il suffit de voir à quel point il s'implique là dedans pour comprendre que son rôle va bien plus loin. Il utilise sa notoriété comme un moyen de transmettre un message, comme un outil pour rendre le monde meilleur.

Mais alors me direz vous, quel est le défaut de la cuirasse ? Je dois avouer qu'après une année à suivre son évolution, je n'en ai pas encore trouvé. Bien sûr, personne n'est parfait, et je ne pense pas que ce soit son but. Mais je pense honnêtement que si les gens n'avait qu'un quart de son tempérament, le monde ne s'en porterait que mieux.

Je ne vais pas m'étendre plus que ça, j'aurai sûrement d'autres occasions de parler de lui.

# Posté le samedi 03 juin 2006 05:16